Récemment attaquée sur son physique, sa prise de poids, mais surtout anéantie par l’affaire des « mom jeans », Jessica avait le moral dans les chaussettes. Contactée par les requins de VH1, elle accepte de participer à l’émission de télé réalité « The Price of Beauty », diffusée pour la première fois aux USA en Mars 2010 (VF rebaptisée “Jessica Simpson découvre le monde” et diffusée sur MTV)
Le show, à la sauce simple life, consiste à suivre Jessica Simpson accompagnée de sa BFF Cacee Cobb, et de son BGF coiffeur, Ken Paves, découvrant les différents standards de beauté dans le monde.
J’ai toujours été intriguée par les clichés, les idées reçues que les étrangers pouvaient avoir sur les français. C’est parfois très vrai, parfois très faux, mais ça suscite toujours autant ma curiosité! Tout comme l’épisode n°2 de « The Price of Bullshit Beauty » consacré à la France, dont voici le résumé :
Les trois amis débarquent donc à Paris (of course), où il rencontrent leur « beauty ambassador » française officielle : Rosemary Bartilla. Une belge.
Se serait-elle est rendue chez le même tatoueur que sa compatriote Kimberly ?
Ils font connaissance dans un café parisien, où ils commencent par commander des « crôôssântes» (mais aussi une salade composée, et à peu près toutes les tartes de la carte). Puis, notre amie belge nous apprend que « La vraie philosophie en France pour la fille de tous les jours, c’est la joie de vivre » Whaaah ! Je sais pas si elle a le roman de Zola pour livre de chevet, ou si elle fait partie d’une nouvelle secte, mais c’est pas un truc que j’entends every day. Toujours est-il que nos amis ricains sont conquis et s’empressent de répéter « la joie de vivre! » à l’unisson, tout en joignant leurs mains façon power rangers… oookaaaayyy!
Jessica et ses potes vont ensuite digérer bénéficier du « massage vigneron » dans un spa Caudalie. Caudalie a beau être une marque française, « le spa vinothérapie » n’est pas pour autant représentatif des rituels de beauté « français ». Il n’y a que deux établissements de ce type en France, alors quitte à se rouler dans du raisin, pas besoin de venir jusqu’à Paris. Il y a le même à Manhattan. Autrement dit, ce n’est pas parce que France = Vin , que se baigner dans du vin = rite français.
Puis, les trois amis partent à la rencontre d’Isabelle Caro.
« On rencontre un mannequin qui a payé le prix fort pour la haute couture.»
Alors tout d’abord, Isabelle Caro est une comédienne d’1m68, pas un mannequin. Elle a posé pour la campagne choc de No-l-ita PARCE QU’elle était anorexique et que le photographe cherchait une anorexique. Ce n’est certainement pas le monde de la mode qui est à l’origine de sa maladie.
La rencontre se passe dans ce qui ressemble à un salon de thé, avec macarons et croutes de pizza en guise de décor.
Voici l’interview, ou plutôt le dialogue de sourds qui s’en suivit. Les bribes de phrases interrompues d’Isabelle Caro laissent entendre qu’il y a eu méga coupage-montage-rafistolage. Quant au discours de l’interprète, il n’a ABSOLUMENT, mais alors franchement RIEN à voir avec ce que peut dire la jeune femme interviewée. L’interprète raconte une histoire clichée, qui est peut être celle de nombreuses jeunes filles, mais certainement pas celle de l’intéressée. Le comble de l’hypocrisie, c’est cette façon qu’elle a de faire semblant d’écouter ce que dit Isabelle, pour ensuite simplement répéter le texte dicté par la prod..
Jessica Simpson : « Ca ne te dérange pas de nous parler de ton expérience en tant que mannequin ? »
Isabelle Caro : « Ben en fait moi c’est pas le monde de la mode qui m’a conduit là »
“L’interprète” : « Alors elle a commencé le mannequinat en dernière année de lycée, et c’est à ce moment-là qu’elle a décidé d’en faire sa carrière. »
Isabelle Caro : « Et je voudrais surtout dire aux jeunes filles qui veulent faire ce métier de mannequin…coupé »
“L’interprète” : « Et il y avait un créateur de mode… et le créateur de mode lui a dit : « Tu dois perdre 10 kilos si tu veux être dans le monde de la mode.» Elle a vraiment arrêté de manger pour perdre du poids, et c’est comme ça qu’elle est devenue anorexique.»
Isabelle Caro : «coupé…dans le discours de quelqu’un…coupé »
“L’interprète” : « Elle pesait seulement 39 kilos. »
Cacee : « Quand tu étais mannequin, personne n’est jamais venu vers toi, et n’a essayé de t’aider ? »
Isabelle Caro : « Je rampais carrément, je descendais dans l’escalier à quatre pattes »
“L’interprète” : « Quand elle allait dans les agences de mannequin ils ne disaient rien par rapport au fait qu’elle était maigre, trop maigre. »
Et là, c’est le coup de grâce. Jessica n’en peut plus. La créativité sans bornes de l’interprète l’émeut à tel point qu’elle finit par nous lâcher une ptite larme.
Heureusement, pour lui remonter le moral, on l’invite à venir défiler pour la « prêt à porter week ». T’emballes pas Jess, c’est pas la fashion week! Ce n’est que le salon du prêt à porter, Porte de Versailles. Mais la pauvre Jessica n’est pas au bout de ses surprises : à peine arrivée, la voilà qui se fait déjà agresser par Alexandra Senes, « directrice artistique » rétro-futuriste.
Sourire jaune, pompons et ballons de polystyrène plein les manches, on la croirait tout droit sortie d’un film de Terry Gilliam.
En plus, ce truc a une « traine » ou plutôt une « queue » à l’arrière. C’est assez indescriptible. On dirait Elisabeth 2 relookée par Lady Gaga.
Ya pas le chapeau qui va avec ?
Jessica restera d’un calme religieux face aux intimidations et critiques de la dame en bleu, mais n’en finira pas moins boudinée sur le catwalk.
Pour finir, et la consoler, on lui offre une glace on lui présente un mannequin XXL sur les toits de Paris. Le petit groupe retrouve Rosemary la belge, et tous ensemble, avec coucher de soleil et tour Eiffel en toile de fond, réitèrent leur pacte/rituel étrange en criant « la joie de vivre! ». Chacun son truc.
La vidéo originale (en deux parties) :











